lundi 5 octobre 2020

Verdon 2020 lundi 5 octobre

A 8h30, plein soleil, 9.5°C.

En partant, nous faisons les services sur cette aire décidément belle et gratuite.

A Cotignac, nous nous garons avec un peu de difficultés pour mettre de niveau. En effet, le sol est meuble, les roues patinent malgré le blocage de différentiel. Mais la roue la plus haute descend creusant le sol ce qui a pour effet de mettre le véhicule de niveau. Parfait!

Cotignac est un village situé au pied d’une falaise de tuf calcaire. Autrefois (un panneau dit en 1000, un autre au XVIII°S) le cours d’eau chutait en cascade depuis le haut de la falaise de 80 m de haut et 400 m de large. Le village était alors situé sur les hauteurs. Depuis, il s’est réinstallé en bas un peu contrairement aux autres villages qui à cette époque se réfugiaient sur les hauteurs pour se protéger des assaillants.

Cette falaise est très belle et a été creusée de logements troglodytiques. Il en subsiste de nombreuses traces. Nous souhaitions aller voir cela de près et avons entamé l’ascension. Arrivé à l’entrée la grille état fermée annonçant la prochaine visite pour 14h. Mais voici Christian, un ancien technicien du village, aujourd’hui retraité et élu. Il nous apporte quelques renseignements précieux, dont la manière la plus aisée d’arriver au sommet. Nous décidons de redescendre pour manger avant d’y revenir pour la visite de la falaise et la promenade jusqu’aux deux tours au sommet.

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Du fait de la falaise et de la présence ancienne d’une rivière, il persiste de nombreux points d’eau au village.

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L’église assez sombre bénéficie d’un joli puits de lumière au-dessus du chœur.

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L’orgue, restauré au XX°S dispose toujours d’un soufflet manuel en peau.

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Le tuf calcaire est une roche déposé par l’eau de la rivière. Elle est poreuse et très friable. De nombreuses constructions du village ont été bâties avec ce matériaux. Pour la sécurité de la falaise, de profondes chevilles viennent la consolider.

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A midi, Marianne nous prépare un mesclun au vinaigre d’Espelette garni de gnocchis et de dés de jambon cru. Un régal de plus. Devinez ce que nous avons eu en dessert !?

Puis passé 14h, nous reprenons l’ascension du rocher. Le préposé est là qui nous encaisse les deux euros. Marianne domine son vertige et gravit les escaliers qui nous mènent à la falaise et aux cavités troglodytiques.

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De là nous repartons aux tours sarrasines, constatant que nous aurions pu y accéder et y loger avec le Carrosse. La vue est très belle sur le village et les alentours. Nous restons un moment assis sur les bancs d’une table en béton lissé.

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7,94 km dans la journée. Mais belle découverte que ce village de Cotignac. Normalement on aurait dû y trouver des “caractères”, bonbons au coing, spécialité locale. Mais les boutiques qui en vendaient étaient malheureusement fermées.

 

Verdon 2020 dimanche 4 octobre

Nuages et soleil ce matin à 9h30 avec seulement 12°C. La météo annonce de la pluie.

Nous faisons quelques courses et le ciel se couvre, quelques gouttes tombent. Nous mangeons un couscous maison avec semoule et riz au lait en dessert. Ce n’est plus une surprise.

Nous décidons de marquer l’étape par une sérieuse lessive. Au village, le Spar dispose de lave-linge de 8 et 18 kg. Nous en profitons. Marianne met le linge à tourner. Nous attendons dans le Carrosse garé à proximité. Au moment de sortir pour transférer le linge propre dans le sèche-linge, un couple de jeunes nous précède de quelques secondes et charge le seul sèche-linge. Nous pestellons de nous voir ravir notre tour. Nous approchons pour au moins récupérer le linge que nous ne pourrons faire sécher immédiatement. Les jeunes mettent les pièces dans le monnayeur, mais le sèche-linge ne démarre pas. Il est en panne. Un appel au numéro du technicien le confirme. La monnaie ne peut être récupérée. Fort heureusement les jeunes disposent d’un moyen de paiement en ligne et le technicien leur propose un remboursement sur leur téléphone. Tout finit bien pour eux. Nous regardons où continuer la lessive à proximité. Ce sera à Cotignac. Nous nous y rendons en quelques minutes. Le lavoir est en ordre de marche. Nous pouvons sécher le linge propre et refaire le lit. Sur ce temps, Anne et Henri continuent la lessive aussi.

Journée technique en somme… Il en faut.

 

samedi 3 octobre 2020

Verdon 2020 samedi 3 octobre

Ce matin après la douche la condensation est forte sur les vitres. Certaines pièces de linge ne sont toujours pas sèches. Nous mettons en marche et laissons tourner un moment le moteur au ralenti avec la clim. L’ambiance change rapidement, la condensation disparaît et Marianne est rassurée de voir sur l’application de son téléphone que la batterie cellule peut être rechargée assez rapidement en cas de besoin. En effet, en une dizaine de minutes, elle a repris plus de 10% revenant ainsi à 90%.

Nous quittons le lac de Carcès dont le niveau reste bien bas et roulons 14 km pour atteindre Montfort-sur-Argens où nous étions déjà venu l’avant veille faire vidange. Nous nous garons à l’aire dédiée et adressons un SMS au poste de Police comme c’est demandé afin de signaler notre présence. La réponse est courtoise et agréable, les policiers nous souhaitant un excellent séjour.

Après avoir fait quelques courses à l’Intermarché du coin, nous visitons le village dont le château aujourd’hui privé était le cœur même de la fondation de l’Ordre des Templiers. Une aire non loin aujourd’hui plantée d’oliviers était dédiée à l’entraînement des combattants partant en croisade.

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Le château.

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Aire d’entraînement

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Au vu des nuages, nous nous interrogeons sur l’opportunité de faire la balade prévue de cet après-midi. En attendant, nous mangeons du mesclun au vinaigre d’Espelette avec des canapés de chèvre frais avec le pain aux céréales frais de ce matin: une tuerie…

Finalement, nous nous préparons pour la balade guidée par le GPS de randonnée. Nous partons par le village et nous élevons sur un chemin caillouteux jusqu’au sommet de la colline dominant le village. La vue est très belle sur de nombreuses restanques plantées d’oliviers, un petit cabanon isolé, sans eau ni électricité sinon aux panneaux solaires, …

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En continuant sur ce tracé nous constatons que les pins ainsi que tout le reste a brûlé dans un incendie voici quelques années. Il s’en suit un chaos et du chablis qui parfois rendent le parcours si difficile qu’il faut modifier le tracé de la promenade.

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Le Château des Roberniers. Il y en a deux, le haut et le bas.

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Nous rentrons après 6.47 km soit 9.83 km pour la journée selon le téléphone de Marianne.

La balade nous a mis en appétit et nous retournons à Intermarché acheter quelques glaces et magnums pour nos estomacs qui réclament un peu de douceur.

 

 

Verdon 2020 vendredi 2 octobre

16.5°C à 9h pluie, grosses averses.

Compte tenu de la météo,  nous décidons de faire les autruches et maintenir les véhicules en stationnaire sur cette aire en bord de lac qui ne craint pas les inondations. En effet, le niveau du lac est si bas qu’il ne pourrait jamais être rempli en une nuit…

La météo lance l’alerte pour quelques départements dont le notre et cela en alerte orange!

Pour tuer le temps, nous sortons la tondeuse et Marianne me coupe les cheveux. C’est toujours ça de fait.

Henri et Anne sont heureux d’avoir la batterie au Lithium qui tient bien le coup et leur permet de regarder la TV généreusement.

A 11h30 le vent se lève, puis le calme, puis “drache” et cela en alternative durant un bon moment.

A midi nous mangeons des boulettes à la liégeoise, mais sans frites. Dommage. Mais un riz au lait en dessert.

Nous rédigeons le blog en retard, lisons aussi quelques magazines en retard et passons un peu de temps au Rummikub auquel nous n’avions pas joué depuis belle lurette.

Durant les averses l’eau arrive dans de tels volumes qu’elle inonde de plus de 10 cm les roues des camping-cars. Nous changeons donc de place et trouvons sur l’aire une zone non inondée.

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Pour Mouss et Henri et Anne, c’est une autre histoire car ils doivent la promener pour le petit pipi plusieurs fois par jour.

La lessive ne sèche guère dans cette ambiance particulièrement humide. La condensation s’accumule sur les fenêtres et le pare-brise.

jeudi 1 octobre 2020

Verdon 2020 jeudi 1° octobre

9h 9.5°C soleil. Bonne nuit.

Ce matin, nous testons la spiruline à jeun. Dur dur pour Marianne qui ne la digère pas.

A 9h30, nous partons alors que la cassette WC est en alerte rouge. Nous faisons étape à Montfort-sur-Argens pour les services ainsi obligatoires. L’aire de service est gratuite, propre et bien organisée. A proximité une belle aire d’arrêt dans le village est gratuite elle aussi. Merci à la municipalité. Nous continuons notre chemin jusqu’à Carcès. Nous y étions déjà venus. Mais cette fois visitons le village plus en détail et surtout la partie médiévale que nous avions loupée, pour quelle raison ? Nous remarquons les écailles en faïences de Salernes qui abritent les façades battues par la pluie.

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Au village tout le monde porte un masque. Le centre médiéval est bien conservé. De nombreuses façades sont restaurées avec le cachet d’époque si ce ne sont les joints en ciment gris.

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Nous cherchons le moulin à huile et le trouvons finalement caché et transformé en médiathèque.

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En passant, nous achetons un pain bio au seigle. Et à midi, nous nous en régalons avec quelques canapés de pâté de cerf (achetés chez France Passion) aux fruits rouges et mesclun.  MMmhmhmhm!!!

A l’aire nous profitons de la présence d’eau pour faire un peu de linge. Puis nous retournons en ville pour acheter d’autres pommes. En effet, celles qu’Anne a achetées sont bonnes et pas chères. Mais la boutique est fermée et n’ouvre que dans près de deux heures. Pas la peine d’attendre.

Nous passons devant l’un des plus petits lavoirs jamais croisés.

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Le ciel se couvre. Nous partons pour le lac de Carcès. Le niveau est particulièrement bas. En effet, la saison a été sèche et il s’agit d’un lac régulant l’étiage. Nous partons a pied en reconnaissance, mais au vu de la densité nuageuse, nous faisons demi tour, fort heureusement car nous rentrons juste avant l’averse, qui n’est que de courte durée.

Henri nous convie à une partie de boules. D’habitude rieur et enjoué, Henri, pour cette part de boules a mis son masque de compétiteur international. Pas un sourire, quelques remarques tendues sur les règles du jeu. Ils emportent de justesse la première part et les battons sur la deuxième. Ils emportent la belle de quelques points. C’est mérité et c’est bien ainsi. Il faut avouer que durant les premières parts lors de nos premiers contacts, ils nous pilaient à plate couture. Mais la donne semble changer et le score évoluer. L’ambiance progresse en compétitivité. Ce qui n’est pas pour plaire à Marianne pour qui ce qui n’est que tentative de victoire n’est pas dans son approche, restant toujours à la recherche de l’échange favorisant l’amusement et la convivialité.

Ce qui n’empêche pas les bons mots de revenir un peu plus tard…